L’essentiel en bref
- La CPAM peut attribuer la catégorie 1 si une maladie ou un accident non professionnel réduit d’au moins deux tiers la capacité de travail ou de gain.
- La pension correspond à 30 % du salaire annuel moyen des dix meilleures années, dans la limite de 48 060 € de salaire annuel moyen en 2026.
- Le montant mensuel 2026 est compris entre 338,31 € et 1 201,50 €, avant prélèvements sociaux et impôt sur le revenu.
- La pension peut se cumuler avec un emploi et une rente de prévoyance, mais les règles de cumul et le contrat collectif peuvent modifier les montants versés.
L’invalidité catégorie 1 ouvre droit à une pension de la Sécurité sociale lorsque la capacité de travail ou de gain est réduite d’au moins deux tiers, à la suite d’une maladie ou d’un accident d’origine non professionnelle. La personne reste capable d’exercer une activité rémunérée. En 2026, la pension est calculée au taux de 30 %, avec un montant mensuel compris entre 338,31 € et 1 201,50 €.
Cette reconnaissance ne signifie pas que la personne est inapte à son poste, ni que toute activité professionnelle est impossible. La pension peut être versée en complément d’un salaire, sous réserve des règles de cumul et de l’évolution de la situation.
Ce que signifie l’invalidité catégorie 1
La pension d’invalidité catégorie 1 relève du régime général. Elle peut être accordée après une maladie ou un accident non professionnel, lorsque la capacité de travail ou de gain est réduite d’au moins deux tiers. Pour apprécier cette réduction, la caisse compare ce que la personne peut encore gagner avec la rémunération normale d’un travailleur de la même catégorie professionnelle dans sa région. Le revenu restant ne doit pas dépasser un tiers de cette rémunération de référence.
La catégorie 1 correspond à une personne considérée comme capable d’exercer une activité rémunérée. Elle ne garantit pas pour autant la reprise de l’ancien poste, un temps plein ou une activité sans aménagement. La pension d’invalidité et l’inaptitude au travail sont deux décisions différentes : seule la médecine du travail peut déclarer un salarié inapte à son poste, après examen de la situation professionnelle. Pour distinguer ces notions, consultez notre page sur la différence entre incapacité, invalidité et inaptitude.
Le classement est décidé par le médecin-conseil de l’Assurance maladie, pas par le médecin traitant seul. Il peut être réexaminé si l’état de santé ou les capacités de travail changent.
Quelles conditions la CPAM vérifie-t-elle ?
La reconnaissance suppose d’abord une atteinte à la capacité de travail ou de gain répondant au seuil des deux tiers. Il faut également remplir les conditions administratives d’affiliation et d’activité. Au premier jour du mois où survient l’arrêt de travail ou où l’invalidité est constatée, la personne doit justifier de 12 mois d’affiliation à la Sécurité sociale, ainsi que d’au moins l’une des deux conditions suivantes : avoir cotisé sur une rémunération équivalente à 2 030 fois le SMIC horaire au cours des 12 mois civils précédents, ou avoir travaillé au moins 600 heures pendant cette période.
L’affection doit être d’origine non professionnelle. Si elle résulte d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, les règles d’indemnisation AT/MP peuvent s’appliquer à la place. Une affection de longue durée n’ouvre pas automatiquement droit à une pension : l’ALD concerne la prise en charge des soins, tandis que l’invalidité dépend de ses conséquences sur la capacité de travail ou de gain. Les deux statuts peuvent toutefois se combiner, comme l’explique notre page sur l’ALD et l’invalidité.
La demande peut être faite par l’assuré auprès de sa CPAM, ou engagée par la caisse. Le délai de dépôt dépend de la situation, notamment de la date de consolidation, de la constatation médicale de l’invalidité ou de la fin des indemnités journalières. La demande doit intervenir dans les 12 mois suivant l’événement retenu, avec un délai maximal de 3 ans dans le cas lié à la fin des indemnités journalières. La caisse répond dans les deux mois ; l’absence de réponse dans ce délai vaut refus. Les démarches et le formulaire sont détaillés dans le guide sur la demande de pension d’invalidité.
Attention. Une maladie, un diagnostic ou une reconnaissance en ALD ne suffit pas à obtenir la catégorie 1. La CPAM examine la réduction de la capacité de travail ou de gain et les conditions administratives, à partir de la situation individuelle.
Comment calculer la pension d’invalidité catégorie 1 ?
La caisse calcule la pension à partir du salaire annuel moyen des dix meilleures années, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale. En 2026, ce plafond, le PASS, est de 48 060 €. Le taux de calcul de la catégorie 1 est de 30 %. Le montant obtenu est ensuite comparé au minimum et au maximum mensuels applicables.
| Repère 2026 | Montant ou règle |
|---|---|
| Taux de calcul en catégorie 1 | 30 % du salaire annuel moyen |
| Plafond annuel de salaire retenu | 48 060 € |
| Pension minimale mensuelle | 338,31 € |
| Pension maximale mensuelle | 1 201,50 € |
Exemple. Élise, salariée dans une entreprise de plomberie à Angoulême, a un salaire annuel moyen de 27 600 € sur ses dix meilleures années. Le calcul donne 27 600 € × 30 %, soit 8 280 € par an, ou 690 € par mois avant prélèvements. Ce montant est supérieur au minimum de 338,31 € et inférieur au maximum de 1 201,50 € : sa pension théorique est donc de 690 € brut par mois.
À l’autre extrémité, si le salaire annuel moyen atteint ou dépasse le PASS, la pension ne peut pas dépasser 30 % de 48 060 €, soit 14 418 € par an et 1 201,50 € par mois. Le chiffre versé peut ensuite différer du montant brut en raison des prélèvements sociaux et de la situation fiscale. Pour les autres catégories et les règles de calcul détaillées, reportez-vous à notre guide sur le calcul de la pension d’invalidité.
La pension est versée chaque mois, à terme échu. Sa date d’effet correspond à la date à laquelle le médecin-conseil évalue l’invalidité. Elle est soumise à l’impôt sur le revenu, à la CSG, à la CRDS et à la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie.
Peut-on travailler avec une pension de catégorie 1 ?
Oui. La catégorie 1 signifie précisément que la personne peut exercer une activité rémunérée. Le salaire et la pension peuvent être cumulés, mais ce cumul n’est pas sans limite. La CPAM fixe un seuil de comparaison égal au plus élevé du salaire annuel moyen des dix meilleures années et du salaire annuel moyen de l’année civile précédant l’arrêt de travail suivi d’invalidité, ce second montant étant retenu dans la limite de 1,5 fois le PASS.
Si les revenus dépassent ce seuil, la pension peut être réduite à hauteur de 50 % du dépassement. La caisse examine les ressources sur une période de référence qui va du 13e au 2e mois civil précédant le contrôle. Une reprise d’activité, une augmentation de rémunération ou une modification des horaires mérite donc d’être signalée et suivie avec attention : ne partez pas du principe que le montant de la pension restera identique. Les modalités pratiques sont expliquées dans notre dossier sur l’invalidité catégorie 1 et le travail.
La pension de catégorie 1 ne remplace pas l’avis de la médecine du travail. Un salarié peut être reconnu invalide par la CPAM tout en étant apte à certains emplois, ou inapte à son poste habituel après avis du médecin du travail. Si l’état de santé se dégrade, le classement peut aussi évoluer vers la catégorie 2 ; le passage de la catégorie 1 à la catégorie 2 dépend d’une nouvelle évaluation, il n’est pas automatique.
Combien de temps la pension est-elle versée ?
La pension peut être révisée si l’état d’invalidité change. La CPAM peut prendre l’initiative de la révision, ou l’assuré peut la demander. Une amélioration peut conduire à revoir le classement, par exemple de la catégorie 2 à la catégorie 1 ; une aggravation peut aussi justifier un changement de catégorie. Le maintien du classement n’est donc pas garanti à vie, même si la pension est déjà versée.
Pour les personnes invalides, l’âge de départ à la retraite pour inaptitude reste fixé à 62 ans. Si l’assuré ne travaille plus, la retraite pour inaptitude prend le relais le premier jour du mois suivant son 62e anniversaire. S’il travaille encore, la pension d’invalidité peut continuer jusqu’à sa demande de retraite, avec un cumul possible jusqu’à 67 ans. En cas de chômage, un maintien jusqu’à six mois après 62 ans peut être possible sous conditions.
La transition dépend donc de votre situation au moment de l’âge de 62 ans, et non uniquement de la date de naissance. Anticipez les démarches avec votre caisse et vérifiez le calendrier de liquidation de la retraite. Le dossier consacré à la pension d’invalidité et à la retraite détaille les cas de figure.
Quelles maladies peuvent conduire à la catégorie 1 ?
Il n’existe pas de liste officielle de maladies donnant automatiquement droit à l’invalidité catégorie 1. La caisse ne classe pas une personne selon le seul nom de son diagnostic : elle évalue les conséquences de la maladie sur sa capacité à travailler et à gagner sa vie. Deux personnes atteintes de la même affection peuvent donc recevoir des décisions différentes, selon leurs symptômes, leur évolution et leur activité professionnelle.
À titre d’exemples, des séquelles de cancer, des troubles psychiques durables, certaines maladies cardiovasculaires ou neurologiques, ou des affections musculosquelettiques peuvent réduire les capacités de travail tout en laissant possible une activité rémunérée. Ce sont les effets concrets, leur durée et leur retentissement professionnel qui comptent. Les éléments médicaux doivent permettre à la caisse de comprendre les limitations et leur évolution, sans se limiter à un intitulé de maladie.
Pour un dossier, expliquez précisément ce qui reste possible et ce qui ne l’est plus dans votre activité : gestes, déplacements, horaires, concentration ou régularité de présence. Votre médecin traitant peut documenter les conséquences médicales ; la décision de catégorie appartient toutefois au médecin-conseil.
Quel rôle peut jouer la prévoyance de l’entreprise ?
La pension de la Sécurité sociale peut être complétée par une rente de prévoyance collective. Le montant et les conditions dépendent du contrat, de l’accord applicable et de la définition de l’invalidité retenue par l’organisme assureur. Certains contrats tiennent compte du classement de la CPAM, d’autres appliquent leurs propres critères ou calculent la prestation à partir du salaire et des revenus déjà perçus. Une pension de catégorie 1 ne déclenche donc pas automatiquement un complément identique dans toutes les entreprises.
Salarié, demandez la notice du régime et vérifiez le délai de déclaration, les justificatifs exigés, le mode de calcul, les éventuelles déductions liées à la pension CPAM et les conditions de maintien des prestations en cas de reprise d’activité. Pour l’employeur, le contrôle porte aussi sur la cohérence entre le régime collectif, la convention de branche et la situation des salariés. Les principes de couverture sont présentés dans notre guide de la prévoyance d’entreprise.
Pour un dirigeant, il faut distinguer la protection personnelle contre une perte de revenus et l’assurance qui indemnise l’entreprise si l’absence d’une personne clé entraîne une perte financière. Ce ne sont pas les mêmes bénéficiaires ni les mêmes risques. Une entreprise qui souhaite examiner ses besoins peut demander un devis pour protéger l’entreprise, sans confondre ce contrat avec la pension personnelle du dirigeant.
Les vérifications utiles à faire maintenant
Commencez par réunir la notification de la CPAM, le détail de la pension et les éléments qui ont servi à son calcul. Comparez le salaire annuel moyen retenu avec vos bulletins et votre relevé de carrière, en gardant à l’esprit le plafond PASS de 48 060 € en 2026. Si vous travaillez, suivez l’évolution de vos revenus et demandez à la caisse comment ils seront pris en compte lors du contrôle.
En parallèle, vérifiez votre couverture de prévoyance auprès de l’employeur ou du service RH. Demandez la notice complète plutôt qu’un simple résumé des garanties : la définition de l’invalidité, les délais, les justificatifs et les règles de cumul déterminent le montant réellement versé. Si la décision de catégorie ne correspond plus à votre état de santé, contactez la CPAM pour connaître les démarches de révision et les voies de contestation applicables à votre dossier.
Questions fréquentes
Quel est le montant de la pension d’invalidité catégorie 1 en 2026 ?
La pension correspond à 30 % du salaire annuel moyen des dix meilleures années, dans la limite du PASS de 48 060 €. En 2026, son montant mensuel est compris entre 338,31 € et 1 201,50 €, avant prélèvements.
Peut-on travailler avec une pension d’invalidité de catégorie 1 ?
Oui, cette catégorie reconnaît que vous pouvez encore exercer une activité rémunérée. Le cumul avec un salaire est possible, mais la pension peut être réduite si les revenus dépassent le seuil de comparaison calculé par la CPAM.
Quelles maladies donnent droit à l’invalidité catégorie 1 ?
Aucune liste de maladies ne donne automatiquement droit à cette catégorie. La CPAM évalue les conséquences de l’affection sur la capacité de travail ou de gain, ainsi que les conditions administratives.
L’ALD donne-t-elle automatiquement droit à une pension d’invalidité ?
Non. L’ALD concerne la prise en charge de certains soins, tandis que l’invalidité dépend de la réduction de la capacité de travail ou de gain. Les deux situations peuvent néanmoins se cumuler.
Combien de temps peut-on percevoir une pension d’invalidité catégorie 1 ?
La pension peut être révisée si votre état de santé ou votre capacité de travail évolue. Pour une personne qui ne travaille plus, la retraite pour inaptitude prend normalement le relais à 62 ans ; si vous travaillez, la pension peut continuer jusqu’à votre demande de retraite.
Textes de référence
- Code de la sécurité sociale, article L341-1
- Code de la sécurité sociale, article R341-17
- Code de la sécurité sociale, articles L341-11 à L341-14-2
- Service-public.fr, fiche F672, Pension d’invalidité
- Code du travail, article L4624-4
Page rédigée par la rédaction de Prévoyance Homme Clé, mise à jour le 7 novembre 2026. Les règles et montants cités sont ceux en vigueur à cette date. Notre méthode de rédaction.




